Pailler son potager est pratiquement devenu une norme pour les permaculteurs au point que certains taclent directement les jardiniers qui osent laisser leur sol nu. Il est vrai que cette technique offre de nombreux avantages : elle évite l’érosion du sol et permet à celui-ci de conserver son humidité. Elle permet également de nourrir votre terre à condition de varier les apports bruns (paille, feuilles) et verts (tonte, végétaux). Elle permet de conserver la chaleur du sol pendant la nuit lors de la belle saison. Pour ma part, je paille en général sur une couche de 10 cm certains légumes d’été (tomates, courgettes, aubergines, haricots) ainsi que les petits pois et choux.

Cependant, le paillage ne doit pas être fait n’importe comment. Ainsi, on conseille de dépailler au printemps afin de permettre au sol de se réchauffer, sans quoi vos légumes arriveront plus tardivement. De plus, le paillage ne peut pas être mis en place sur certaines cultures. Je pense notamment aux carottes puisque les jeunes pousses risquent de ne pas pouvoir percer l’épaisse couche de paillage. De ce fait, on paille en général lorsque les fanes sont déjà bien développées. D’autres cultures comme les ails ou oignons supportent mal le paillage qui pourrait amener une pourriture en cas de période humide prolongée.

Si vous voulez en apprendre plus sur comment pailler votre sol potager, je vous invite à regarder cette petite vidéo de Rustica qui explique certaines bonnes pratiques !

Rustica