Arnaud

Comment planter et entretenir ses fraisiers (avec l'aide de son lapin nain !)

Quand on voit le prix d’un ravier de fraises dans le commerce, les cultiver soi-même peut s’avérer très économique. Et puis, quel bonheur de pouvoir les cueillir directement dans son jardin en ayant la certitude des les avoir bio ! Comme je le dis souvent à mon entourage : je fais les courses directement dans mon potager, et c’est franchement un sentiment d’accomplissement que de réaliser cela par soi-même. Mais comment faire pour avoir de bonnes fraises ? Voici la technique que j’ai mise en place (avec l’aide de mon lapin Charlotte) qui me procure de très bons résultats !

Quand planter les fraisiers ?

Eh bien détrompez-vous : on ne plante pas ses fraisiers au printemps (sauf exception) ! Bien que les jardineries proposent une multitude de plants à cette période, le meilleur moment pour planter vos fraisiers est généralement à l’automne. Mettre les fraisiers en terre en septembre ou en octobre permet un enracinement durant tout l’hiver, et ainsi une bien meilleure production au printemps. Si vous plantez vos fraisiers vers le mois de mars, vous aurez quelques fraises mais la récolte sera tout de même assez maigre. Et puis, vous risquez de devoir les arroser régulièrement au risque de les voir dépérir durant les fortes chaleurs de l’été ! Il y a tout de même une exception pour certaines variétés remontantes qui produisent durant le mois d’août. Une plantation au printemps est dans ce cas conseillée.

Quelles variétés de fraisiers choisir ?

Pour les fraisiers, il existe des variétés remontantes et non remontantes :

  • Les variétés remontantes permettent une production plus étalée grâce à plusieurs floraisons dans le même cycle végétatif. En clair, vous pourrez récolter des fraises durant plusieurs mois si vous optez pour ce type de variétés. Néanmoins, les fruits sont généralement plus petits que pour les fraisiers remontants. Rien de mieux pour en picorer tout l’été ou les manger dans une salade de fruit bien rafraîchissante !
  • Les variétés non-remontantes produisent énormément de fruits durant une courte période. Etant donné leur courte durée de conservation, on les utilise généralement pour la pâtisserie ou pour réaliser de bonnes confitures maison.

Lorsque j’ai installé mon parterre de fraisiers, j’ai choisi 12 variétés différentes dont 6 variétés remontantes et 6 non remontantes. Le tout est placé dans une surface de +/- 6mètres carré. 12 plants pour une telle surface peut paraitre peu, mais vous allez voir que ce n’est pas du tout le cas.

Où et comment planter les fraisiers ?

Avant de planter les fraisiers, il faut déjà commencer par déterminer leur futur emplacement. Habitant en Belgique, j’ai pour ma part choisi un emplacement très ensoleillé. Si vous habitez dans le Sud de la France, je vous conseillerais un emplacement légèrement plus ombragé que le mien, mais qui offre tout de même une bonne durée d’ensoleillement. Vous pouvez par exemple déterminer une zone de votre jardin qui sera dédiée aux fraises. Pour ma part, j’ai créé une zone de +/- 1,2 x 5m avec une légère pente.

Pourquoi planter sur une pente ou une butte ?

Si vous habitez dans une région plus humide comme la Belgique, planter vos fraisiers dans un terrain légèrement en pente ou au sommet d’une petite butte est un critère pratiquement obligatoire. Il faut savoir que les fraises pourrissent s’il y a un excès d’humidité. Ces deux techniques permet d’évacuer plus facilement l’eau excédentaire et éviter tout phénomène d’eau stagnante.

Les fraisiers se multiplient très vite...

Une fois la zone créée, place à la plantation. J’ai réparti mes 12 plants à distance plus ou moins égale en laissant une distance de 30 cm des bords. J’ai ensuite creusé un trou et placé en terre chaque plant. La zone paraît vide… mais patientez un an et on en reparle ! La première année, vous n’aurez en effet pas une récolte très abondante, mais l’année suivante, préparez votre estomac ! Il faut savoir que les fraisiers se multiplient très vite. Une fois la période de fructification passée à l’approche de l’automne, ils vont générer des stolons. Ces tiges qui vont partir du plant-mère vont former de nouveaux fraisiers qui finiront par recouvrir toute la zone que vous aviez déterminée pour votre fraiseraie. Vous ne me croyez pas ? Voyez plutôt !

2 mois plus tard...

5 mois plus tard...

Un an plus tard...

Faut-il pailler les fraisiers ?

En anglais, une fraise se dit « strawberry ». Si l’on traduit littéralement ce terme, on dirait « baie de paille ». Inutile donc de vous dire que oui, il faut pailler vos fraisiers. Cela permet de conserver l’humidité dans le sol tout en évitant que les fraises ne soient directement en contact avec la terre qui, trop humide, pourrait les faire pourrir. Mais avec quoi les pailler ?

Certains optent pour du film plastique qui s’avère être pratique à court terme. Cependant, ayant une démarche permacole, je n’utilise pour ma part que de la matière végétale : de la paille, les épines de mon sapin de Noël qui apportent une certaine acidité appréciée par les fraisiers… mais également la litière de mon lapin nain qui sert également à nourrir le sol qui se doit d’être riche pour avoir de bonnes fraises. Je vous explique !

Associer les fraisiers… avec un lapin !

L’ail, la bourrache ou la laitue font partie des plantes qui offrent une association favorable avec les fraisiers. Ils permettent en effet de repousser quelques nuisibles ou encore favoriser leur croissance. Là, je vais vous parler d’un autre type d’association qui marche du tonnerre : les effets bénéfique d’un lapin sur les fraisiers. Laissez-moi vous expliquer !

Je vous présente Charlotte, mon petit lapin nain qui, en plus d’être un petit animal très familier, me permet d’avoir de jolies fraises chaque année. J’utilise en effet sa litière faite de paille et de pellets que je jette chaque semaine en plein milieu de mes fraisiers. L’avantage de ces petits granulés de bois est qu’ils sont entièrement naturels. Il s’agit de bois compacté qui sert à absorber l’urine du lapin. Une fois « remplis », ces pellets se décompacteront et viendront se loger facilement entre chaque frasier, enrichissant ainsi le sol en azote et autres nutriments nécessaires à la bonne croissance de vos fraises. Question hygiène, j’évite par contre de jeter la litière dans les fraisiers de juin à septembre, lors de la période de récolte.

Autre avantage des pellets : j’ai remarqué que la population de limaces avait pratiquement disparu depuis que j’utilise cette méthode. Je pense qu’une fois décompactés, les pellets collent sur les gastéropodes, les empêchant de se déplacer convenablement. J’attends tout de même de confirmer mes dires prochainement une fois que les fraises seront prêtes à cueillir. Petite précision pour terminer : il faut savoir que l’urine du lapin est basique (et non acide), or les fraisiers aiment les terres plus acides. C’est pour cette raison que j’ajoute des épines de résineux (sapin) régulièrement dans les fraisiers. En général, il s’agit tout simplement de celles qui proviennent du sapin de Noël… Tout se recycle, rien ne se perd !

Attention aux techniques originales !

Je vois souvent passer sur Internet des photos de magnifiques structures pour fraisiers. Je pense par exemple à celle ci-dessous, réalisée grâce à de vieilles gouttières dans lesquelles sont placées les fraisiers. C’est beau, mais ce n’est franchement pas pratique. Si vous optez pour ce type de structure, vous devrez en effet arroser très souvent vos fraisiers sans quoi ils se dessécheront très vite et finiront par mourir. Privilégiez donc les techniques traditionnelles, mais si vous avez en tête une excellente technique, simple et efficace pour cultiver les fraises, n’hésitez pas à la partager en commentaires !

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